Nos habitudes alimentaires sont si solidement ancrées, notre relation ancestrale au blé si intimement lié au labeur quotidien, (le blé n’est-il pas un symbole fort de la croissance de l’homme ? → « Notre pain quotidien »), qu’il est inenvisageable pour la plupart d’entre nous, ne serait-ce qu’un instant, de se priver d’un tel aliment.

Et pourtant, lorsque le diagnostic est posé, lorsque la maladie est avérée, lorsque le corps est en souffrance, seule l’exclusion totale du gluten, et une alimentation sans gluten, permet un rétablissement et une guérison totale ainsi qu’une normalisation de la muqueuse intestinale. Il est légitime dans un premier temps de ressentir la contrainte, la frustration et la privation.

En effet, ce régime d’exclusion est loin d’être simple. Cependant, une fois passée l’incertitude et la perplexité devant un tel changement inéluctable, les choix alimentaires vont emprunter d’abord un parcours drastiquement rétréci pour s’ouvrir ensuite sur des horizons particulièrement innovants et créateurs en comparaison d’une cuisine classique et/ou traditionnelle.

Les bénéfices apportés par de tels changements culinaires sont si importants qu’ils dépassent largement ce premier sentiment de contrainte au profit d’un véritable confort ! Et pour un intolérant au gluten ce n’est rien de le dire !

Le plus simple est donc de cuisiner, d’aiguiser sa curiosité et de s’aventurer vers des céréales et des farines plutôt inhabituelles dans une cuisine classique mais garantes de saveurs, de consistances et de couleurs tout à fait nouvelles. Je sais déjà qu’elles peupleront rapidement vos étagères.

 

Françoise Bon © BON-BIO

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