Même sur le lieu de travail, une maladie coeliaque requiert un grand sens de l’organisation et un soupçon d’adaptation à diverses situations : les déjeuners en restauration collective au sein de l’entreprise, au restaurant ou dans une salle de pause, les moments de convivialité entre collègues, souvent accompagnés de tentations gourmandes… Zoom sur le casse-tête de la gestion de la maladie coeliaque au travail grâce aux précieux témoignages de Blanche, Elise, Fleur, Maurine, Michelle et Myriam ! 

 

Pause méridienne

 

La plupart des intolérants sondés mangent le midi sur leur lieu de travail un repas apporté par leurs soins. « C’est une manière de contrôler », confie Fleur. Ceux qui peuvent, en raison d’une proximité et d’une pause méridienne suffisamment longue, rentrent à leur domicile, profitant ainsi de plus de liberté et de confort. Mais c’est agréable aussi d’échanger avec les collègues de façon détendue au cours du repas, même si chacun apporte sa lunch box à consommer froide ou à réchauffer. « Mes recettes sans gluten étant souvent originales, j’ai le droit à des “oh c’est quoi aujourd’hui ?” assez curieux de la part de mes collègues » (Blanche).

Mais que manger quand on n’a pas trouvé le temps de cuisiner la veille ou le matin même ? Michelle remercie son placard de secours qui regorge de plats tout prêts sans gluten… Aujourd’hui, l’offre de plats cuisinés permet cette souplesse. Ma Vie Sans Gluten propose par exemple plusieurs doypacks ou galettes bio sans gluten et végétariens à réchauffer rapidement. On le glisse dans le sac avec un fruit et hop, le menu du déjeuner est réglé !

Selon les lieux où l’on travaille, difficile en effet, voire impossible, de trouver un restaurant ou une boulangerie pour manger sans gluten sur le pouce. Maurine, étudiante, se désole que la plupart des restaurants proches de sa faculté soient des sandwicheries. Aucune, bien sûr, ne propose du pain sans gluten… Les intolérants au gluten préfèrent souvent éviter le déjeuner de travail au restaurant car trouver un plat compatible avec leur régime alimentaire n’est pas une mince affaire ! Hélas, tous les restaurants ne mentionnent pas encore les allergènes. En outre, « c’est parfois démoralisant de se retrouver face à tout ce que l’on ne peut pas manger. C’est un choix par défaut : on opte pour un plat auquel on a le droit et non pas un plat dont on a envie » souligne Myriam. « Quand je suis en déplacement, la seule option qui reste parfois, c’est une pomme et un paquet de chips achetés à la station essence ! », plaisante Myriam.

Selon la variété des menus et la compréhension du personnel en cuisine, le restaurant d’entreprise peut s’avérer davantage compatible avec une alimentation sans gluten que la brasserie en ville. Avec un peu de diplomatie et de patience, il est sans doute possible d’échanger avec le personnel et de bénéficier de plats sans sauce ou d’une grande assiette de crudités…

 

Consommations hors repas

 

En dehors du déjeuner, les tentations subsistent lors des moments de convivialité, tels que la pause café. Il est parfois difficile, parce perçu comme impoli, de refuser une pâtisserie ou une viennoiserie proposée par un tiers. « Je me déplace au domicile de mes patients et c’est un plaisir pour eux de m’offrir quelque chose à grignoter. Maintenant que je suis un régime sans gluten, je ne peux accepter que le café… » (Elise). Michelle reconnaît qu’elle a du mal à faire face les jours d’anniversaires et autres occasions festives au travail : « Pas question de manger le gâteau, la brioche ou la galette des rois mais ce n’est pas l’envie qui m’en manque ! ». L’un des challenges de l’intolérance au gluten est en effet de résister à la pression sociale et au regard des autres qui connaissent finalement très peu cette maladie et en ont un grand nombre de préjugés. Les collègues de Myriam lui demandent parfois si elle ne pourrait pas faire un écart sans que ce soit grave. Blanche reconnaît aussi qu’« il y a toujours des personnes pour demander si c’est par effet de mode que je mange sans gluten, si ce n’est pas trop dur de se priver des bonnes choses ». Toutefois, elle est fière d’avoir réussi à faire passer un message : « Grâce aux repas que j’apporte tous les midis et aux gâteaux sans gluten que je partage, je montre qu’on peut manger sans gluten sans se priver. ».

Pour les éventuelles collations au travail, exit le distributeur ! Les habitudes alimentaires évoluent avec le suivi d’un régime sans gluten :

  • « Je carbure aux fruits frais, secs ou oléagineux » précise Blanche.
  • « Je cuisine beaucoup pour prévoir des repas et collations équilibrés, comme des cookies maison peu sucrés. Il m’arrive aussi d’acheter ponctuellement des biscuits sans gluten pour les goûters, ça dépanne bien ! »  (Fleur)
  • « Il y a souvent une compote à boire dans mon sac à main, un peu comme mes enfants » (Elise).

 

En conclusion, l’intolérance au gluten nécessite une certaine anticipation des prises alimentaires, qu’il s’agisse de la pause méridienne ou des collations. L’improvisation de dernière minute n’est pas toujours possible ! Pour parer à toutes les éventualités, mieux vaut prévoir à la maison des solutions repas prêtes à consommer : un doypack légumes et soja, des falafels au curry, des super barres figues-amande-amarante ou des galettes de riz nomades

 

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