Mal au ventre ? Ballonné ? Transit perturbé ? Ce sont des choses qui vous parlent ?

Et si c’était le gluten le grand responsable ? 

Si vous ressentez régulièrement ce genre de symptômes, peut-être avez vous besoin de suivre un régime sans gluten (partiellement ou totalement).

On vous dit tout sur la démarche à suivre pour en avoir le cœur net !

 

Douleurs abdominales, diarrhées, ballonnements, constipation, amaigrissement, fatigue chronique, reflux gastro-oesophagien, système immunitaire en berne, démangeaisons, eczema… tant de maux si courants qui peuvent avoir de nombreuses origines. Mais ces symptômes peuvent aussi tout à fait correspondre à une maladie cœliaque (intolérance au gluten).

 

Mais alors comment savoir si l’on est intolérant au gluten ?

La pluralité et la fréquence des symptômes rendent le diagnostic de la maladie coeliaque difficile à poser. De nombreuses personnes, intolérantes au gluten, s’ignorent encore aujourd’hui. Le caractère non spécifique des symptômes, c’est à dire qu’ils pourraient s’apparenter à de nombreuses maladies, complique aussi le diagnostic des médecins. Ils ne pensent pas toujours en premier lieu à faire faire le test de l’intolérance au gluten à leurs patients présentant ces symptômes. On peut ainsi bien souvent, passer à côté du diagnostic pendant des années, ce qui engendre de nombreuses conséquences pour le malade : malabsorption des nutriments, carences en fer, calcium, vit B9 notamment avec des retentissements importants sur l’état général de la personne.

La persistance des symptômes dans le temps doit alerter, et un dépistage de la maladie coeliaque doit être réalisé.

 

Comment se passe le diagnostic ?

Avant tout, il ne faut pas supprimer le gluten avant d’avoir réalisé les examens nécessaires au diagnostic, car si le gluten est enlevé avant de faire les tests, la réaction inflammatoire ne pourra pas être observée et les résultats ne seront donc pas fiables.

Pour dépister la maladie coeliaque, deux examens, remboursés par la sécurité sociale, sont à effectuer. Le premier consiste en une prise de sang qui peut être prescrite par le médecin généraliste. Cette analyse sanguine permet de révéler la présence d’anticorps spécifiques de la maladie (antitransglutaminases).

Si ces résultats sont positifs, un deuxième examen est alors indispensable pour poser le diagnostic de manière certaine. Il faut alors se tourner vers un gastro-entérologue pour réaliser une endoscopie par voie buccale, avec biopsies au niveau du duodénum, c’est à dire la partie la plus haute de l’intestin grêle. Le gastro-entérologue recherche alors une atrophie des villosités présentes sur la muqueuse de l’intestin grêle, avec une augmentation des lymphocytes intra-épithéliaux (globules blancs impliqués dans la réaction immunitaire).

Si ces deux éléments sont constatés, alors la maladie pourra être confirmée.

Chez certains malades qui s’ignorent encore, le test sanguin peut révéler des anticorps négatifs. C’est pourquoi en cas de forte suspicion de la maladie, le médecin fera tout de même pratiquer une endoscopie, pour ne pas passer à côté du diagnostic.

 

SI la maladie est bien révélée, il sera alors indispensable de suivre un régime sans gluten strict et à vie. Le régime sans gluten est le seul traitement de la maladie coeliaque. Une fois le régime mis en place, la régression des symptômes s’observent rapidement, ce qui vient appuyer le diagnostic qui a été posé.

 

Et si le diagnostic est négatif et que les symptômes persistent ?

Dans ce cas, il se peut que vous souffriez quand même d’une hypersensibilité au gluten, sans pour autant y être totalement intolérant. L’hypersensibilité au gluten est un trouble digestif fonctionnel non encore reconnu sur le plan médical, mais les manifestations se rapprochent des symptômes de la maladie coeliaque, mais de manière moins marquée. Si vous constatez des réactions intestinales et extra-intestinales semblables aux symptômes de l’intolérance au gluten, après avoir ingéré des aliments contenant du gluten, alors faites le test de l’éviction du gluten chez vous sur au moins 2 semaines. Si vous constatez une amélioration de ces troubles à l’arrêt du gluten et une réapparition des troubles lorsque vous réintégrez le gluten, c’est que vous souffrez probablement d’une hypersensibilité au gluten.

 

Alors que faire ?

Dans ce cas, il existe un degré de tolérance au gluten propre à chacun. Il faudra donc adapter l’alimentation au cas par cas. Il sera nécessaire de diminuer progressivement la quantité de gluten ingéré et voir comment les troubles digestifs évoluent. Certains se contenteront de supprimer les grandes quantités de gluten ingéré à travers le pain, les pâtes, les gâteaux par exemple, et éventuellement traquer les traces de gluten présent dans les aliments préparés. D’autres, sans supprimer les sources de gluten, se contenteront d’en consommer que de faibles quantités et beaucoup plus rarement, et constateront ainsi une amélioration des troubles.

 

Sinon, si vous n’avez aucune manifestation digestive et que vous êtes simplement curieux de savoir si le gluten a un effet sur vous, vous pouvez faire le test du régime sans gluten quelques temps… au moins vous saurez !

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